L’histoire de cette face
La face 2025-10 · Variété
Les villes sont parfois le personnage principal d’une chanson mais parfois un personnage absent.
Les villes sont parfois le personnage principal d’une chanson mais parfois un personnage absent. Elles ne sont qu’un prétexte ou un outil. C’est le cas de « Vancouver ». On connait Véronique Sanson, son vibrato si particulier. On connaît son univers à la fois féminin et Rock, très américain et très français, ses forces et ses faiblesses. Son itinéraire de la France aux Etats-Unis aller-retour. « Vancouver », c’est en 1976 la fin de sa période américaine et de son mariage avec Stephen Stills, qu’elle suit en tournée alors qu’elle n’est qu’un radeau perdu au milieu des excès. On est loin de la sérénité amoureuse et de la sensualité de « Bahia », et de son premier album produit par Michel Berger.
De Vancouver, dans Vancouver, il n’est guère question. Sanson évoque le port d’un mot, et c’est à peu près tout. Rien sur le Canada ni sur le Pacifique. Elle parle des tournées, du silence et des souvenirs amers, de la chance qui n’est jamais venue. Comme Véronique Sanson à Vancouver, ville qu’elle n’a probablement jamais vue, choisie pour la sonorité de son nom.
